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Offices HLM : portes closes en raison d’une journée de mobilisation nationale

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Offices HLM : portes closes en raison d’une journée de mobilisation nationale

A Paris, des représentants et salariés d’organismes HLM d’Ile-de-France -3.000 personnes selon les organisateurs et 1.500 personnes selon la police- se sont rassemblés dans l’après-midi aux abords de l’Assemblée nationale, répondant à l’appel de la Fédération nationale des offices publics de l’habitat.

Près de 40 bailleurs sociaux, une poignée d’élus locaux et de représentants des locataires ont demandé concrètement le retrait de dispositions prévues dans la loi de finances 2018, dont l’examen a débuté dans l’après-midi à l’Assemblée nationale.

Les participants ont remis une lettre en ce sens aux différents groupes parlementaires qui les ont reçus pour alerter les députés "sur les conséquences catastrophiques et insoutenables des mesures envisagées" et proposer "une véritable concertation" entre tous les acteurs.

Les réformes, qui prévoient une baisse des aides personnalisées au logement (APL) dans le secteur social accompagnée d’une réduction de loyer dans le parc social, fragilisent les ressources des organismes publics, mais aussi le quotidien des locataires, met en garde la fédération.

Impact sur l’entretien d’immeubles, recul de la construction et de la réhabilitation : les manifestants partageaient les mêmes craintes.

Des pancartes flottant au soleil appelaient à "Taxer les riches, pas les locataires" ou faisaient l’équation "HLM en colère, solidarité en danger" ou encore "HLM en danger, Office fermé".

"On n’a pas seulement peur de perdre notre travail, mais aussi de perdre à l’avenir le modèle de loyers à bas prix", observe Nadia Maillot, cheffe d’équipe à Bondy Habitat, qui manifeste pour la première fois en 38 ans de carrière dans le secteur.

"Les bailleurs vont devoir faire des économies et ça passera par une réduction du personnel", craint pour sa partLaura Bonnefond, 28 ans, présente "pour défendre la vision du collectif".

"Et les petits offices vont mourir plus vite que les gros", présage cette chargée de mission au syndicat du Logement et de la Consommation.

Même constat pour Thierry Hanesse, responsable de gestion locative à l’office Meaux Habitat : "ceux qui vont souffrir le plus sont ceux qui ont le plus de locataires précaires qui touchent les APL" et "pas ceux des beaux quartiers".

Il faudrait, selon lui, préconiser "davantage de solidarité entre offices" pour mieux répartir les ressources.

Le logement social en Ile-de-France représente 26% du parc social en France.


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